J’étais à Paris

Les débuts à Paris ne furent pas faciles. Après la perte aussi stupide que malheureuse de mon appareil photo adoré et nos déboires d’orientation tant dans l’aéroport que dans la capitale, j’ai reçu une contravention de 30€ en sortant du métro pour… ne pas avoir gardé mon billet jusqu’à la sortie. De plus, ayant décidé d’appeler Visa pour régler quelques derniers trucs, j’ai reçu une facture plutôt salée (56$) pour un appel de deux minutes (OK, peut-être trois, mais pas plus!) qui se devait d’être à frais virés. On comprendra donc notre diète (ma foi délicieuse) au pain baguette, aux pâtés, aux fruits et au vin rouge.

Et puis Paris, c’est beau! Seigneur que c’est beau. La ville me semble être un immense château à l’intérieur duquel on nous aurait frauduleusement permis de circuler. Une fourmilière aux frontières introuvables et aux parfums aussi capiteux que nombreux.

En effet, les odeurs sont définitivement l’une des premières particularités parisiennes qui m’ont frappé, issues de cette éclectique myriade de petits commerçants. Boulangeries accueillantes, boucheries musulmanes, cafés français, pub irlandais, kebabs turcs, marchés de trottoirs et restaurants de tous les coins du monde se disputent une parcelle de cet air qu’on respire et qui nous mène vers leur culture.

Paris à pied, c’est plaisant pour les yeux, mais succulent pour les narines.

À travers le chaos des voitures, on parvient aussi à discerner ces routes pavées à l’ancienne, ces majestueuses fontaines sculptées par des artistes hors-pairs et ces ponts au regard de géants. Les bâtiments, du simple immeuble d’appartements au château touristique, se dressent sous le soleil comme de grands coups d’Histoire, parés de fioritures que notre imagination ne pourra jamais contenir. Je crois fermement que l’art a colonisé Paris bien avant l’Homme, lui qui a ensuite su lui ajouter ses couleurs et ses origines lointaines.

Vous le voyez, mon émerveillement devant la grandeur est constant. C’est dans cet esprit que vendredi je soulignais à Francis (alors qu’on soupait dans l’herbe dans le Jardin des Tuileries) : « Quand je ferme les yeux, j’suis bien. Mais quand je les ouvre… J’SUIS À PARIS! » Je l’ai alors dit un peu comme si c’était illégal, voire euphorique.

Mais malgré la promptitude de notre escapade, cette phrase traduit tout. Une journée au Louvre, un souper dans le Jardins des Tuileries et deux bouteilles de rouge au coucher de soleil sur le Quai d’Orsay. Quelques cigarettes sacrifiées pour saisir la compagnie fortuite de deux Espagnoles, une marche nocturne sous une Tour Eiffel illuminée d’admiration, et voilà : Paris nous impressionne. Encore.

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Bref, j’étais à Paris.

Alexandre

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