Un nouveau départ

Un chapitre s’achève ici, celui de la grande Montpellier. Celui de ma session, et de mon baccalauréat. Celui du ultimate, et celui d’une gang d’amis inattendus. Celui de cet insouciant défi de boire à tous les soirs d’un semestre en France, du 28 août au 16 décembre.

Mais au fait, nous n’avons pas réussi. Même si nous avons pris la peine de monter une bouteille de rouge avec nous jusqu’au sommet des Alpes, le lendemain fut la seule journée (sur 111) sans alcool, Francis et moi n’étant pas assez rapides pour redescendre jusqu’au premier village. En voici un témoignage, c’est-à-dire les bouteilles qui ont été bues dans ma chambre depuis le 1er octobre.

100_0817

Le bilan est coloré, ficelé de souvenirs éclectiques et rieurs. Le temps nous manque, car nous partons pour Barcelone en covoiturage dans une heure, mais nous redonnerons des nouvelles lorsque nous le pourrons. Une petite pensée sur les adieux me semble tout de même intéressante.

Ici, les salutations sont essentielles et nécessaires. Que l’on croise quelqu’un sur le trottoir ou qu’on arrive à une pratique d’ultimate, on va impérativement vers l’autre et on se salue de vive voix. De vive main. De vive bise, devrais-je même dire. Peu importe l’âge, le lieu, le lien ou l’occasion. Et les hommes, lorsque bons amis ou vieilles connaissances, n’ont aucun complexe à se faire la bise. À gauche, à droite et encore à gauche, trois fois comme tout le monde.

Après un tournoi d’ultimate de plage en novembre, un ami se penchait vers moi pour me faire la bise. Je tends la main simultanément, par réflexe, mais il insiste aussitôt : « allez, j’te fais la bise! ». Je prends l’invitation avec surprise, invitation qui se répétera avec quelques autres joueurs et que je saisirai toujours avec un sourire en coin.

Je souriais, mais pas parce que ça fait fif. Pas parce que c’est déplacé par chez nous. Pas parce que je ne suis pas habitué à ça, que c’est bizarre ou que je préfère notre vision nord-américaine (donc subjective) de ce qu’est la sacro-sainte virilité hétérosexuelle.

Je souris, parce que ces trois ou quatre joueurs viennent tout juste de m’intégrer le plus sincèrement et spontanément du monde. On a outrepassé les barrières culturelles, sociales et générationnelles qui nous dirigent la plupart du temps, pour une fraternité qui n’a pas de prix.

Le chapitre qui commence maintenant se vivra à trois, avec le puissant Samuel Larocque (nouvellement arrivé pour l’occasion) et l’éternel Francis Campbell, nutritionniste selon l’humeur. Nous partons pour Barcelone et l’Espagne qui se cache derrière, avec deux cordes d’escalade et plusieurs falaises en vue.

Tout plein d’aventure à l’horizon, et une voiture à ne pas manquer, alors je vous laisse.
Joyeux Noël, au cas où 😉

Alexandre

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s