Où le monde tourne, les gens passent et laissent des traces…

1511179_651417271585541_865314949_n

« …

On construit notre vision de l’amour, des passions parfaites et des unions fonctionnelles en référence avec ce que l’on connait. Très tôt, on juge nos ami(e)s comme sujets potentiels, on les pèse et on se mesure à eux dans nos intéractions. Outre l’apparence physique, le comportement, les émotions véhiculées, les forces et faiblesses sont prises en compte. En accumulant les unions affectives, ces dites observations se spécialisent. On se développe et notre compréhension de ce qu’est une union fonctionnelle aussi. On en vient à pouvoir se référer à des impératifs pour définir ce que l’on souhaite chez quelqu’un : Éloquante, raffinée, délicate, posée, à l’humour léger et au sourire vivifiant, qui évoque le calme, la douceur et la finesse de la mers, mais aussi l’ardeur des grandes guerrières de ce monde; prête à tout pour vaincre ses peurs et avec elles, d’impressionnantes montagnes et de profonds précipices.

Voilà grossièrement le modèle qui est le mien.

En observant la vie, en goûtant aux voyages, à l’inconnu, au nouveau, au frivole, à l’instant, nous sommes parfois poussé à remettre en question nos repères. Ce qui pour moi fait référence à la passion, à l’union possible de deux être, fut quelque peu ébranlé. J’ai eu à goûter un modèle hors de mes repères. Et oui, je ne connais pas toute la richesse de la nature humaine; elle me surprend plus qu’elle ne me comforte, heureusement. J’ai pigé en Hollande un sacré numéros. Au delà d’une barrière langagière, se cachait une femme qu’il me fut exquis de découvrir. L’anglais était notre lieux de rencontre, la peau; une barrière que nous prenions plaisir à expérimenter.

L’humain est impressionnant, il possède des algorhytmes cognitifs si puissants que tous les éléments de son vécu a un effet irrévocable et unique sur son comportement. En cette frivole semaine en territoire espagnol, six êtres uniques se retrouvaient sous le même toît. La Hollande, l’Allemagne, la Pologne et le Québec étaient représentés. Malgré des frontières physiques et psychologiques, nous fusionnères comme si la vie nous avait offert le cadeau d’une naissance dans un même quartier quelque part au centre du monde. Nous parlions le langage de l’affection; là où les mots trouvent leurs sens dans les ressentis humains, plus que dans un savoir intellectuel.

Le voyage nous permettait de mettre en miettes une frontière personnelle que nous laissons rarement tombé : la peur de nous offrir et avec elle, la peur d’être rejeté. Nous étions enfants; rieurs, taquins, curieux, passionnés… En jouant, j’ai refait connaissance avec une partie de qui j’étais. Ce petit Francis un peu solitaire, un peu tête forte, surtout passionné. Je passais mon temps en compagnie d’un catalyseur qui ne pouvait que tirer profit de mes petits élans romanesques. Je devenais prince d’un château, explorateur espagnol, goûteur et fou du roi, dévôt d’un Dieu aimant, et bien d’autres.

J’ai ri, pleuré, aimé, j’ai été ému, ravis, contemplatif, curieux, enfantin, philosophe, puis finalement prince de mon monde pour un tout petit moment. Sans peurs ni reproches, je vivais comme peut le faire que celui qui n’imagine pas un demain, une rupture ou la fin. Mais celle-ci vint tout de même.

Cette passion de vivre, cette joie sans fin et ce bien-être constant alimentaient une flamme qui se consumait à un rythme qui ne pouvait espérer de lendemain. Je quittais les sentiers où l’amour sent le safran pour un train d’acier; à la conquête d’une nouvelle destination. Je laissais derrière moi une partie de ce rêve construit sur des pilliers érigés en 5 jours. La passion glissait entre les fils du temps et des kilomètres. Je déambulais à 160km/h avec le sentiment de me vider de bonheur. Je m’écorchais contre une fenetre qui m’offrait de merveilleux paysages qui sonnaient creux à mes yeux. Hé oui, j’étais en peine de passion. Je voyais se refermer sur moi les petits murs de l’égo. Cette barrière qui nous permet que de penser au ”Je” et avec celle-ci, s’accumule une armure de glace qui permet inconsciemment de se concerver des maux et doutes de ce monde…

J’adore les voyages. On y goûte la vie à grands coups d’éclas. On se permet d’aimer, d’expérimenter, d’apprécier tout ce qui s’offre à nous, car tout a une fin rapide. Si nous étions en mesure de vivre de cette même façon dans notre vie de tous les jours, dieu seul sait à quel point nous ferions les choses différemments. Nous apprendrions à goûter les odeurs, à sentir les soupirs et à voir le beau là où nous ne constatons que la rangaine…

J’ai appris grâce à une Reine hollandaise qu’au détriments de tous les qualificatifs que l’on peut vouloir rechercher chez l’être aimé, le plus important élément est celui de se sentir soi-même. Que cette dame qui saura caresser mes jours et mes nuits se doit de pouvoir par sa nature unique faire revivre une parcelle de moi que je tais trop souvent par peur, ou encore par incompatibilité.

Bref, j’ai découvert ailleur que je devais être moi-même chez moi…. drôle de leçon, n’est-ce pas?

… »

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s