Le choc du retour

Les gens en parlent, on lit sur le sujet, on s’y « prépare », ça ne change pas grand-chose, mais au moins on comprend ce qui se passe dans nos têtes de petits explorateurs. Je vous offre une partie de mon propre choc en métaphore et en jeux de mots. Des émotions, ça ne s’explique pas normalement. C’est un peu du n’importe quoi, mais c’est un n’importe quoi qu’on vit un peu tous en revenant d’ailleur; chacun à notre façon.

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Entre deux cœurs qui se déchirent; le temps coule. Un peu comme si la vie allait passer en tours d’horloge pour nous faire oublier une histoire. Plus je raconte la fable du voyageur de l’ailleurs, plus sa beauté m’écœure. J’en vomis mes passions jusqu’à  la bile. J’en crache mes sourires à en remplir les songes. Comme si en l’extériorisant, j’allais donner un nouveau  souffle à un soupir.

Je comprends les gens qui sortent jamais de leur petit chez eux. Ça empêche d’avoir des souffrances nouvelles. Il s paient le prix d’une vie d’absence, moi, j’ai décidé de garder mes cennes. La vie, je mords dedans jusqu’à ce qu’elle me sacre une petite envolée entre deux ailleurs. Ça fait mal, ça : vivre. Ça nous rappelle qu’on n’est pas mort, ça fait surgir les passions, ça fait pomper de l’amour plein le cœur, ça hérisse les frissons jusque sur le dos des collines, ça t’arrache les yeux à t’en tordre le cou. Justement, je suis étouffé de souvenirs qui me font pleurer des rêves insolites, où j’affronte le ciel, la terre et l’ailleur.

Je pleure d’avoir été trop heureux, c’est drôle, hein? Ça doit être ça, le niveau le plus élevé de nostalgie : quand tu réalises que demain vaudra jamais autant qu’hier. Je le savais. Ça m’allait. C’est correct. J’ai sûrement tort, mais un cœur déchiré, ça t’embrouille le rationnel à coup de « va te faire foutre ». Pour l’instant, je raconte une histoire de titans en y croyant juste assez pour me rappeler que j’y étais…

La vie, ça va vite comme un tour d’horloge qui passe en trottant entre deux cœurs qui se déchirent. J’aurais bien aimé qu’elle manque de batterie l’instant d’un moment. On était beaux quand tout était sur pause…

D’un voyageur en repos forcé qui se magasine des tickets sur le quai des souvenirs.

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