Dormir pour pas cher

Logiquement, il y a deux façons de voyager longtemps : économiser avant, et économiser pendant. Heureusement, les deux sont compatibles!

Pour économiser sur l’hébergement tout en voyageant, voici donc quelques trucs et conseils:

Couchsurfing

Italie

Village d’Italie découvert grâce au couchsurfing

Communauté bien connue, le couchsurfing permet de dormir chez les gens gratuitement plutôt que de payer une auberge de jeunesse.

Malgré tout, on sous-estime souvent les impacts indirects de ces rencontres avec des résidents locaux. Car très souvent, on finit par rester un peu plus longtemps, rencontrer un nombre surprenant d’autres locaux ou de voyageurs, visiter la région avec ce « guide » privé et gratuit, etc.

De petits apports qui permettent de trouver d’autres gens qui pourront nous héberger (amis et famille de l’hôte, dans cette ville ou dans une autre), trouver les bonnes affaires et éviter les pièges à touristes, en apprendre sur la région ou le pays et savoir ce qu’il y a à voir/faire de réellement intéressant, se faire des amis d’un peu partout… Bref, le logement gratuit n’est que l’un des nombreux avantages!

Wwoof et workaway

NZ wwoof

Wwoofing dans une famille quasi autosuffisante en Nouvelle-Zélande.

Le workaway et le wwoofing sont deux communautés similaires qui permettent de travailler quelques heures par jour en échange d’un toit et de nourriture. En plus de tous les avantages du couchsurfing et de trois repas par jours, ces deux options permettent de faire partie d’une famille ou d’une petite entreprise et de s’intégrer à la culture locale.

Wwoofing

World Wide Opportunities on Organic Farms (WWOOF) a un site web pour chaque pays qui participe, un et site web regroupant les « WWOOFs indépendants » des pays un peu moins touristiques comme la Géorgie et la Mongolie.

Le travail qu’on y fait est en grande majorité relié au travail de la terre, souvent avec un aspect organique ou culturel. On cherche de nouvelles façons de produire et de vivre tout en respectant la planète, tout simplement. Les familles/hôtes qui s’y inscrivent auront  besoin de gens pour les aider dans l’entretien d’un jardin bio, dans leur projet de permaculture ou pour s’occuper d’animaux. Les heures de travail varient beaucoup d’un endroit à l’autre, pouvant aller de 4 à 8 heures par jour, avec une ou deux journée de congé.

POUR :

  • La communauté et les sites web sont bien organisés;
  • L’aspect « mode de vie sain et respectueux de la nature » est agréable et riche;
  • On y apprend énormément, sur tout.

CONTRE :

  • Bien que l’on puisse voir les offres de chaque ville/région/pays avant de s’inscrire sur le site, chaque pays demande un abonnement séparé;
  • Le prix pour chaque pays varie, mais est généralement plus élevé que Workaway, se situant entre 25$ CAD et 60$ CAD pour un an.

Workaway

La communauté de Workaway est semblable, mais plus flexible. On trouve sur le site principal toutes les offres pour tous les pays, et tout comme pour WWOOF, il est possible de magasiner les hôtes avant de s’abonner. Les offres de travail/volontariat sont plus variées que pour WWOOF. On peut aider quelqu’un à apprendre l’anglais ou le français, cultiver un jardin, construire une clôture, tenir une auberge de jeunesse, s’occuper d’enfants, aider à la création d’un site web, etc.

POUR :

  • La diversité des offres, principalement;
  • La possibilité de travailler dans des auberges de jeunesse;
  • Seulement 29 USD$ pour un abonnement de deux ans (pour le monde entier!).

CONTRE :

  • Contrairement au wwoofing, les hôtes ont parfois plus envie d’avoir de l’aide que de connaître des gens et d’échanger. On n’y travaille pas nécessairement plus, mais l’intégration n’est pas la même (moins de familles hôtes, plus de petits commerces).

Auberges de jeunesses

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Noël dans une auberge de jeunesse de Valencia, Espagne.

Tous les sites de recherche pour auberges n’ont pas les mêmes prix. Voici donc les deux qui me semblent les plus utiles, et de loin.

Hostelworld

  • Simple, immense liste d’auberges axée sur les auberges de jeunesse;
  • Les réservations requièrent un dépôt non remboursable de 12% à 17% du prix du séjour;
  • Les prix les plus bas (aucuns frais de service).

Booking.com

  • Complet, immense liste d’auberges;
  • Permet de réserver sans payer de dépôt et d’annuler jusqu’à 24 heures à l’avance, gratuitement;
  • Demande un pourcentage aux auberges, qui augmentent parfois leurs prix en conséquence.

Camping

Italie

Sur le bord d’un stationnement à deux pas de la plage, en Sicile.

L’évidence même : voyager avec une tente (ou un hamac). Les gens ne semblent pas toujours au courant, mais il est possible de dormir presque n’importe où, du moment qu’on reste discrets. Et bien que ce soit théoriquement illégal dans de nombreux pays, les chances qu’un policier s’arrête pour demander à deux campeurs tranquilles et respectueux de quitter leur petit coin de brousse sont pratiquement nulles. S’il le fait (ça m’est arrivé deux fois en Nouvelle-Zélande, parce qu’on dormait dans notre van dans un endroit interdit), il suffit de ranger ses affaires et de quitter les lieux.

Il est possible de dormir sur le bord des routes, en campagne, sur la plage ou même dans les villes. Sous un échangeur, dans les herbes hautes d’un terrain abandonné près du centre-ville, sur le terre-plein au milieu d’une autoroute, sur un terrain privé (en s’installant après la noirceur et en quittant avant le lever du soleil), tout se fait.

Dans le doute, trouvez quelques buissons pour vous camoufler et attendez la tombée de la nuit pour monter la tente. Tous les gens qui sont venus me voir alors que je campais avaient de bonnes intentions. On m’a apporté des assiettes de nourriture, on est venu m’offrir du café ou un meilleur endroit pour camper, mais jamais de problème.

Autres trucs

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Les trains coûtent moins cher qu’une auberge abordable et donnent souvent lieu à des rencontres inattendues!

Dormir dans les transports. Réserver un bus de nuit ou un « hard sleeper » dans les trains de nuit et en profiter pour avoir un peu de sommeil. Le billet sera un peu plus cher, mais tout de même beaucoup plus abordable qu’une nuit en auberge.

Dormir dans un monastère. Une option qu’il faut prévoir à l’avance et qui ne fonctionne pas dans tous les pays, mais qui peut apporter une expérience complètement différente pour pas cher, voire gratuitement. Vous aurez plus de chances en Europe de l’Ouest, mais recherchez tout de même sur internet si la chose est possible pour votre pays/ville de destination.

  • Plusieurs ne sont ouverts qu’à ceux venant participer ou pratiquer la méditation;
  • Une option intéressante pour les femmes qui cherchent une option plus sécuritaire.

Magasiner/négocier sur place, c’est-à-dire ne pas se fier aux propositions/conseils des locaux. La majorité des locaux n’utilisent pas les auberges de jeunesse de leur propre ville, alors leurs conseils risquent d’être empreints d’ignorance et ce, malgré toute leur bonne volonté.

  • Attendez-vous à ce que les chauffeurs de taxi et petits propriétaires aient des intérêts contraires aux vôtres.
  • En Asie, il est possible de négocier sur presque tout, même l’hébergement!

Autres liens utiles

Réseaux semblables à couchsurfing:

Réseau semblable à workaway et WWOOF:

Pour trouver des monastères en Italie:

Pour ceux qui ont des goûts et un budget un peu plus grassouillets:

Pour du « house sitting », technique que je n’ai pas encore essayée, plus confortable et qui demande plus de préparation:

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